En quelques mots…
Véronique Rischard présente à Zurich une installation composée de grandes peintures d’arbres réalisées à l’encre de Chine sur fond blanc. Depuis plus de quinze ans, son travail explore la force expressive du trait et la relation entre vide et densité.
Ses œuvres monumentales, souvent constituées de multiples toiles assemblées, atteignent des dimensions exceptionnelles, parfois jusqu’à neuf mètres sur six. Chaque arbre est une construction fragmentée, un territoire qui se déploie dans l’espace.
Pour cette exposition, l’artiste choisit de rompre avec la présentation classique de ses ensembles. Les toiles sont volontairement dissociées, déplacées et superposées, créant une installation immersive qui évoque l’atmosphère d’un atelier en cours de travail.
Ce dispositif met en évidence le processus de création plutôt que l’image finale. Les fragments dialoguent entre eux, laissant apparaître des continuités inattendues, des ruptures et des zones de silence.
Le visiteur est invité à circuler entre les œuvres, à recomposer mentalement les arbres, à suivre les lignes qui traversent les surfaces. L’arbre devient alors une forme ouverte, en transformation permanente.
Entre figuration et abstraction, maîtrise et lâcher-prise, le travail de Véronique Rischard propose une expérience sensible du vivant. L’installation révèle une peinture en mouvement, où chaque fragment conserve son autonomie tout en participant à une totalité instable.
Cette exposition offre ainsi une nouvelle lecture de son œuvre : non plus comme une image fixe, mais comme un organisme en devenir.